Septembre en attendant

Tu aimes José González alors tu écoutes son groupe Junip et ça fait du bien.

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Un peu Troy Von Balthazar (tu sais le mec de Chokebore) car tu es un sale popy refoulé.

http://www.dailymotion.com/video/xed9f3

On te refile un disque d’un groupe éthiopien qui joue de l’éthio-jazz, reggae, afro-beat qui cherchent des dates. Asmara All Stars.

Tu affûtes tes armes pour te confronter à plus fort que toi.

Et tu essaies de changer des trucs.



Des poulains totalement en vie

Il y a bien quelques disques qui m’ont vraiment donnés envie de rebrancher mes guitares. Ils ne sont pas légions et datent tout de même un peu. José Gonzalez peut-être et ma collec’ de Betty Davis. Un jour le premier album de The Foals est arrivé à mes oreilles avec la fulgurance d’un poing de Goldorak. Cassius m’a retourné le cerveau pendant des mois et je viens de m’apercevoir que je n’avais jamais vu le clip.

http://www.dailymotion.com/video/x4h9wa

J’étais presque déçu de leur nouveau single : Spanish Sahara. C’est pas fun, pas de batterie disco ni de guitare post-punk. (J’en donc profité pour écouter en boucle Entertainment de Gang Of Four rien que pour me venger.)

http://www.dailymotion.com/video/xcgsel

Après plusieurs écoutes dont la première avec une légère moue dubitative frôlant le mépris, on découvre un disque ciselé par les Foals où chaque détail compte, avec une vraie unité. Bon ok, ce n’est plus très dancefloor et ok c’est un peu dommage mais je sens que je vais m’y faire à ce disque. Je vais attendre un peu le vinyle pour faire durer le plaisir et user sur ma platine cette petite chose légère et sans conséquence qu’est « Come down with me » de Errors.



des indices

Passer son temps sur twitter c’est marrant, tu regardes des gens égrainer des liens avec plus ou moins d’intérêt. Parfois tu cherches aussi à être acteur mais tu vas toujours trop lentement, les accrocs sont sur la brèche avec une frénésie qui confine presque au T.O.C. Tu te rends vite compte que les gens que tu suis sont plutôt genre bobos-gauche-caviar-iphone et leurs petites guerres de bloggueurs influents ne te concernent pas vraiment. Twitter garde cependant pour toi l’attrait de la nouveauté, pauvre petit newbie que tu es. Cela permet d’ouvrir ta curiosité ailleurs et si tu regardes ton historique, tu vois que tu ne tournes plus en boucle sur Facebook, Myspace et un Netvibes mal géré. Il te propose de l’info, tu vas la chercher et tu peux creuser un peu. Tu passes du temps à dérouler le fil d’une actualité à laquelle tu ne participes pas. De fait tu regardes et n’agis pas.

Tu entends beaucoup parler de crise de la presse papier, de LOPSI, de gardes à vue. Le public achète (beaucoup) moins de journaux et l’influence de la presse traditionnelle (à papa) baisse grandement et met les papis en colère.

Franchement on s’en fout un peu. C’est évidemment à eux de s’adapter. Je n’ai pas de télé, j’achète un peu de presse spécialisée, j’écoute un peu la voix de son maître la radio et tout va bien merci.

Cela n’empêche pas d’avoir un vraie vie et de tirer à pile ou face. Le choix c’est pas drôle, lorsque deux de tes groupes préférés jouent le même soir mais pas dans la même salle tu as envie de manger des flyers. Sourya ou Patriotic Sunday ?

Sourya c’est un chouette album d’electro pop classieux. Ils ont un peu pompé Daft Punk avec une histoire de robot mais on leur en veut pas trop. Ils sont doués et Daft Punk a construit sa carrière sur le pompage. Sourya ce fût mon groupe préféré pendant au moins trois mois et j’ai saoulé tout le monde jusqu’à ce qu’on me tende le premier album de Patriotic Sunday, side-project du chanteur de Papier Tigre. Ils sortent du passionnant collectif nantais Effervescence. L’album glisse tout seul et réussit le tour de force de la fausse simplicité. Ça joue en bas de chez moi et je choisis la solution de facilité.

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Sortie de taule, apéro vacances, concert. L’esprit déjà un peu embrumé à 21h, tu fonces dans la salle. Le chanteur au milieu une basse vintage dans les mains. De chaque côté et face à face un pianiste guitariste alors ça rappelle un peu Battles. C’est parti. Set impeccable. Son nickel. Professionnalisme. C’est vraiment super bien donc un peu chiant comme un concert de jazz. J’achète tout de même le vinyle. L’objet est beau je suis vraiment content de l’avoir. Je raconte un peu n’importe quoi à tout le monde et je vais voir la « tête d’affiche ».

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Clues. Dernière signature du label Constellation (écoutez donc Silver Mt Zion ou Vic Chesnutt). Ce label est réputé pour signer des groupes de post-rock/folk/indie bien classes et a souvent les honneurs de Pitchfork. De quoi ravir les ayatollahs de l’indie casse couilles. Clues sur scène c’est un chanteur guitariste, des claviers bassistes guitaristes et deux batteurs mais une seule caisse claire (ouf). Et la c’est la claque. Je ne comprends rien mais je sens bien qu’il se passe un truc rare. Les compos sont plus simples que Patriotic, le son est aussi bon mais je ne sais pas… Ils dégagent une envie de jouer, de défendre leur musique, de nous raconter des histoires. Je prends. Je prends tout, presque trop. Je vais fumer des clopes et je rate la fin du set. Ces gens vont sauver Constellation j’en suis persuadé. Plus de sous pour le vinyle. Mal de crâne. Poussé dehors. Retour à la base.

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Killing Myspace

Je l’avoue, j’ai un peu honte et je ne l’assume pas tout à fait : J’ai encore un compte Myspace. J’ai toujours trouvé l’interface d’une laideur incroyable, je l’utilisais malgré tout pour découvrir de la musique. Je me rends compte que le nombre de « découvertes » vraiment intéressantes se comptent sur les doigts de la main. Cela n’a jamais vraiment remplacé les médias prescripteurs. La presse spécialisée, le réseaux irl, les concerts et autres recommandations diverses. Ensuite est venu l’engouement Facebook. Ce que j’aime bien c’est d’avoir un réseau avec des gens que tu connais vraiment contrairement à Myspace ou ton wall est placardé d’annonce de concerts à Berlin, ou Helsinki. Les fan pages sont aussi un très bon outil pour les acteurs artistiques. J’enfonce des portes ouvertes mais elles permettent d’entretenir une relation privilégiée avec ses « fans » pour peu que l’ont réponde un minimum. Je me rends compte finalement que je passe de plus en plus de temps sur Twitter. Si l’on suit des gens, des sites web, des journalistes un peu accrocs, on se rend compte que l’on se promène plus sur la toile. On suit des liens et on découvre du contenu. Ce n’est pas toujours en lien avec tes centres d’intérêts mais avec un peu de pratique Twitter deviens un bon outil d’info en temps réel et il faut le dire une mime de liens stupides et drôles.

http://bit.ly/killingmyspace
Je suis par ici : @damok

Et un mauvais point pour Unblog, on ne peut intégrer « que’ de la vidéo Dailymotion ou Youtube. Pas de Vimeo, pas de embed c’est dommage.

 

 



Lévres de feu

J’en ai usé des godassess. Des kilomètres de connerie, des  milliers de chemins de traverse, des jours de marche pour marcher. J’ai filé en douce. J’ai fait du bruit pour qu’on me voit et parfois les gens regardent. Je donne des nouvelles. Je prends du paracétamol codéiné et tout le monde rigole. Je glisse sur des pentes pour finir couché et ne plus bouger. Je cours pour donner de l’importance. Je monte dans des lumières. Je descends des comptoirs. J’agite. Je secoue. Je mélange. Je m’ennuie. J’écris. J’ai rien de mieux à faire. En vrai si. Je devrais.

Ce n’est pas trop nouveau, ce n’est pas trop hype mais le dernier album de Flaming Lips est juste renversant. Ces gens font des disques depuis 1986 et Embryonic est un disque expérimental, exigeant et passionnant. C’est enregistré avec des gens de MGMT, Yeah yeah yeahs et un peu Karen O.

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Blakroc

Parfois on se filme dans sa tête, l’autre est un écran souvent fumeux. Il faut prendre le temps du geste et des connexions synaptiques. On communique pour amputer le mal d’entendu. On pense être transparent et c’est tout le temps faux. On gagne à reconnaître et on persécute. On aimerait donner des leçons, savoir et être sûr de tout. Comme tout le monde on garde la tête hors de l’eau, on agite les bras, on attrape des débris de paquebot, d’iceberg et de certitude. On larve dans un cocon, on bernard l’hermite, on ne produit rien, on reconstruit.

 

Blakroc dans Musique tumblr_ktqrf3OIba1qzlqv0o1_500

 

Un disque du hip-hop produit par les Black Keys. Groove, Mc’s, voix de filles pour les refrains, guitares blues. Featuring classe (Mos Def, Q-Tip, Jim Jones, Raekwon, RZA, Nicole Wray…). Black Keys: Duo guitare batterie forcément comparé aux White Stripes (mais tu vois Jack White produire un disque de hip-hop ? Hein ? Franchement ?). Blakroc oscille entre rap nineties, soul seventies, blues fifties. Le bon ricochet en somme.

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porter une sphère et faire une chanson animale avec un panda

On regarde ses pieds faire des pas, le bitume avalé par des baskets qui recrachent des grains de sablier. La fatigue paie le loyer mais pas trop le reste. On arrange pour d’autres, pour être là à la bonne date et botter des fesses. Raser gratis (ou presque) même le dimanche les deux mains dans le cambouis le visage noirci les yeux brillants. Puis effleurer du bonheur, effeuiller pour un instant. Voir disparaître les bras ballants. Être là c’est déjà un boulot à plein temps. Soulever des choses pour en faire pousser d’autres, pour transformer et garder le contrôle. Appuyer sur le bouton pour rafraîchir, encore et encore et encore. Masquer et relever le tête. Attendre et foncer sans se couper en deux. Manger pour quatre, boire pour huit, fumer pour douze. Rester et ne rien faire. Voir les choses s’accumuler, remplir des poubelles et recommencer. Filer en douce, tenter de ressentir quelque chose. Regarder bien en face des choses qui brillent un peu trop et se prendre le doigt de pieds dans le coin de la table. La to-do list s’allonge et serre le cou. Être dedans et dehors.

On écoute Atlas Sound avec le mec d’Animal Collective.

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Un jour sans fin

10: Des kilomètres de quatre voies

20: Monter le matériel

30: Faire une balance (if late goto 40)

40: Manger

50: Boire

60: Jouer (fort)

70: Boire

80: Dormir

90: Goto 10

Sans oublier de raconter mille conneries à la minute, de monter sur des camions, de se prendre des quiches, de faire chier les gens, de les faire marrer, d’exploser les limiteurs, de hurler « BMO ! » dans les bistros, de dire merci et de traiter tout le monde de chacal.

Franchement je fais ça pendant un mois et c’est la mort assurée. Yeah !

Pour se remettre tranquillement on se écoute un vieux disque de Wizards Of Ooze.

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Gros et rose

Où l’on tient farouchement à une indépendance imaginaire. Où l’on se tient au chaud dans sa tanière pour ne pas se confronter. Où l’on a peur de rien sauf de tout. On se réfugie partout où l’on peut pour cacher des trucs un peu cassés.

Je regarde avec décontraction les nuages passer, les horloges folles et les cafetières vides. Je procrastine par habitude avec une légère moue dubitative. Le je m’en foutisme élevé au rang de ligne de vie. Faire semblant d’être détaché est un exercice de concentration assez intense et demande beaucoup d’entraînement.

Les questions se posent ailleurs. On remonte des sangles, on rétrécie les fringues, on se prend pour des métronomes téléphoniques et on écoute un groupe qui n’aurait jamais existé sans Animal Collective (formation mythique que les ayatollahs de l’indie gravent aux frontispices de leurs chapelles et que personne n’écoute vraiment).

Big Pink c’est quand même un peu bien. Ils sont potes avec Klaxons, Gang Gang Dance et autres Crystal Castles.

Gros et rose  dans Musique

Une chance de les voir sur scène et peut-être même de très très près.

Cool.



liste de courses

Le matos, les cordes, des médiators, des pédales, des jacks, des gens, des routes, des bières, des notes dedans et dehors, des barbus, des capuches, des filles, des retours, des sacs de couchage, du pinard, des punks, un camion, un dj set, de l’électro dancefloor, des déclarations d’amour au moment de s’endormir. Décidément le rock’n'roll c’est super chouette.

On se la colle dans un sous-sol assez classieux avec un chronomètre à la main et j’agite avec fureur la tête devant un putain de bon groupe. Du coup les jours fériés ressemblent à si méprendre à un dimanche honni. Pour que cela fasse moins mal on s’enveloppe avec la musique de Marc Morvan et Ben Jarry.

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C’est quand même mille fois plus classe que Revolver non ?



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