Killing Myspace

Je l'avoue, j'ai un peu honte et je ne l'assume pas tout à fait : J'ai encore un compte Myspace. J'ai toujours trouvé l'interface d'une laideur incroyable, je l'utilisais malgré tout pour découvrir de la musique. Je me rends compte que le nombre de “découvertes” vraiment intéressantes se comptent sur les doigts de la main. Cela n'a jamais vraiment remplacé les médias prescripteurs. La presse spécialisée, le réseaux irl, les concerts et autres recommandations diverses. Ensuite est venu l'engouement Facebook. Ce que j'aime bien c'est d'avoir un réseau avec des gens que tu connais vraiment contrairement à Myspace ou ton wall est placardé d'annonce de concerts à Berlin, ou Helsinki. Les fan pages sont aussi un très bon outil pour les acteurs artistiques. J'enfonce des portes ouvertes mais elles permettent d'entretenir une relation privilégiée avec ses “fans” pour peu que l'ont réponde un minimum. Je me rends compte finalement que je passe de plus en plus de temps sur Twitter. Si l'on suit des gens, des sites web, des journalistes un peu accrocs, on se rend compte que l'on se promène plus sur la toile. On suit des liens et on découvre du contenu. Ce n'est pas toujours en lien avec tes centres d'intérêts mais avec un peu de pratique Twitter deviens un bon outil d'info en temps réel et il faut le dire une mime de liens stupides et drôles.

http://bit.ly/killingmyspace
Je suis par ici : @damok

Et un mauvais point pour Unblog, on ne peut intégrer “que' de la vidéo Dailymotion ou Youtube. Pas de Vimeo, pas de embed c'est dommage.

 

 



Lévres de feu

J'en ai usé des godassess. Des kilomètres de connerie, des  milliers de chemins de traverse, des jours de marche pour marcher. J'ai filé en douce. J'ai fait du bruit pour qu'on me voit et parfois les gens regardent. Je donne des nouvelles. Je prends du paracétamol codéiné et tout le monde rigole. Je glisse sur des pentes pour finir couché et ne plus bouger. Je cours pour donner de l'importance. Je monte dans des lumières. Je descends des comptoirs. J'agite. Je secoue. Je mélange. Je m'ennuie. J'écris. J'ai rien de mieux à faire. En vrai si. Je devrais.

Ce n'est pas trop nouveau, ce n'est pas trop hype mais le dernier album de Flaming Lips est juste renversant. Ces gens font des disques depuis 1986 et Embryonic est un disque expérimental, exigeant et passionnant. C'est enregistré avec des gens de MGMT, Yeah yeah yeahs et un peu Karen O.

Blakroc

Parfois on se filme dans sa tête, l'autre est un écran souvent fumeux. Il faut prendre le temps du geste et des connexions synaptiques. On communique pour amputer le mal d'entendu. On pense être transparent et c'est tout le temps faux. On gagne à reconnaître et on persécute. On aimerait donner des leçons, savoir et être sûr de tout. Comme tout le monde on garde la tête hors de l'eau, on agite les bras, on attrape des débris de paquebot, d'iceberg et de certitude. On larve dans un cocon, on bernard l'hermite, on ne produit rien, on reconstruit.

 

 

Un disque du hip-hop produit par les Black Keys. Groove, Mc's, voix de filles pour les refrains, guitares blues. Featuring classe (Mos Def, Q-Tip, Jim Jones, Raekwon, RZA, Nicole Wray…). Black Keys: Duo guitare batterie forcément comparé aux White Stripes (mais tu vois Jack White produire un disque de hip-hop ? Hein ? Franchement ?). Blakroc oscille entre rap nineties, soul seventies, blues fifties. Le bon ricochet en somme.

porter une sphère et faire une chanson animale avec un panda

On regarde ses pieds faire des pas, le bitume avalé par des baskets qui recrachent des grains de sablier. La fatigue paie le loyer mais pas trop le reste. On arrange pour d'autres, pour être là à la bonne date et botter des fesses. Raser gratis (ou presque) même le dimanche les deux mains dans le cambouis le visage noirci les yeux brillants. Puis effleurer du bonheur, effeuiller pour un instant. Voir disparaître les bras ballants. Être là c'est déjà un boulot à plein temps. Soulever des choses pour en faire pousser d'autres, pour transformer et garder le contrôle. Appuyer sur le bouton pour rafraîchir, encore et encore et encore. Masquer et relever le tête. Attendre et foncer sans se couper en deux. Manger pour quatre, boire pour huit, fumer pour douze. Rester et ne rien faire. Voir les choses s'accumuler, remplir des poubelles et recommencer. Filer en douce, tenter de ressentir quelque chose. Regarder bien en face des choses qui brillent un peu trop et se prendre le doigt de pieds dans le coin de la table. La to-do list s'allonge et serre le cou. Être dedans et dehors.

On écoute Atlas Sound avec le mec d'Animal Collective.



Un jour sans fin

10: Des kilomètres de quatre voies

20: Monter le matériel

30: Faire une balance (if late goto 40)

40: Manger

50: Boire

60: Jouer (fort)

70: Boire

80: Dormir

90: Goto 10

Sans oublier de raconter mille conneries à la minute, de monter sur des camions, de se prendre des quiches, de faire chier les gens, de les faire marrer, d'exploser les limiteurs, de hurler “BMO !” dans les bistros, de dire merci et de traiter tout le monde de chacal.

Franchement je fais ça pendant un mois et c'est la mort assurée. Yeah !

Pour se remettre tranquillement on se écoute un vieux disque de Wizards Of Ooze.

 

Gros et rose

Où l'on tient farouchement à une indépendance imaginaire. Où l'on se tient au chaud dans sa tanière pour ne pas se confronter. Où l'on a peur de rien sauf de tout. On se réfugie partout où l'on peut pour cacher des trucs un peu cassés.

Je regarde avec décontraction les nuages passer, les horloges folles et les cafetières vides. Je procrastine par habitude avec une légère moue dubitative. Le je m'en foutisme élevé au rang de ligne de vie. Faire semblant d'être détaché est un exercice de concentration assez intense et demande beaucoup d'entraînement.

Les questions se posent ailleurs. On remonte des sangles, on rétrécie les fringues, on se prend pour des métronomes téléphoniques et on écoute un groupe qui n'aurait jamais existé sans Animal Collective (formation mythique que les ayatollahs de l'indie gravent aux frontispices de leurs chapelles et que personne n'écoute vraiment).

Big Pink c'est quand même un peu bien. Ils sont potes avec Klaxons, Gang Gang Dance et autres Crystal Castles.

Une chance de les voir sur scène et peut-être même de très très près.

Cool.

liste de courses

Le matos, les cordes, des médiators, des pédales, des jacks, des gens, des routes, des bières, des notes dedans et dehors, des barbus, des capuches, des filles, des retours, des sacs de couchage, du pinard, des punks, un camion, un dj set, de l'électro dancefloor, des déclarations d'amour au moment de s'endormir. Décidément le rock'n'roll c'est super chouette.

On se la colle dans un sous-sol assez classieux avec un chronomètre à la main et j'agite avec fureur la tête devant un putain de bon groupe. Du coup les jours fériés ressemblent à si méprendre à un dimanche honni. Pour que cela fasse moins mal on s'enveloppe avec la musique de Marc Morvan et Ben Jarry.

C'est quand même mille fois plus classe que Revolver non ?



My disco n’est pas encore dans la mienne

On baisse la tête de temps en temps pour sentir le vent des boulets, on se fait plat pour passer entre les goutes des pluies acides des aigreurs dans l'estomac. On s'amuse avec les réseaux sociaux avec inconséquence. On se submerge de travail pour ne pas éteindre le cerveau. On prend des décisions radicales à base de mur de Berlin sans la honte. On garde un bout de fierté et on fait vibrer des cordes en aimant décidément beaucoup la théorie. On prend son bâton de pèlerin de marque américaine et on a bien envie de remplir ses logiciels de matière sonore. On ne se retourne pas pour ne prendre le risque de se transformer en statue de sel. On fonce agrippé aux commandes en écoutant de la musique répétitive, industrielle et passionnante d'exigance et de second degrés.

My disco, australien et fondu sur un radiateur tape avec force et deviendra peut-être un groupe que citent les gens parlant de Battles les larmes dans les yeux.

fatigue

bordel 1. damok 0.

Time to die

Tiens il n'est pas mort encore. Il bouge encore. Des soubresauts. Un oeil qui cille.  Enveloppé dans sa couverture de survie peut-être ce blog n'a pas encore dit son dernier mot, peut-être.

L'aventure continue. Le quotidien contre la volonté. Les désirs contre la fatigue. L'espoir contre le vide. Il faut aller vite, foncer tête baissée dans de chouettes directions. Ne pas avoir peur, faire confiance, slalomer entre des poteaux et prendre des carres en donnant l'impression de facilité. La boussole tourne en tous sens et finalement a toujours raison. Jamais sûr de rien, sourir benoîtement jusqu'au prochain virage foiré et la gueule dans le fossé se dire qu'on le fera plus jamais et le refaire quand même. L'obstination idiote du vivant.

Brancher des guitares neuves dans des amplis vintage, s'émerveiller de la puissance sonore en rigolant fièrement des bouchons dans les oreilles. Compter les jours avant de sauter dans un camion et sur une mine bien rock'n'roll. Compter sur. Compter jusqu'à (souvent quatre). Etre plus fort. Jouer dans un groupe qui sent la sueur, la bière chaude et le tabac froid.

Taper du pied presque aussi fort sur un deuxième album que sur un premier. Les Dodos c'est méchamment un bon groupe.

Time to die. C'est plutôt cool comme nom d'album non ?