liste de courses

Le matos, les cordes, des médiators, des pédales, des jacks, des gens, des routes, des bières, des notes dedans et dehors, des barbus, des capuches, des filles, des retours, des sacs de couchage, du pinard, des punks, un camion, un dj set, de l'électro dancefloor, des déclarations d'amour au moment de s'endormir. Décidément le rock'n'roll c'est super chouette.

On se la colle dans un sous-sol assez classieux avec un chronomètre à la main et j'agite avec fureur la tête devant un putain de bon groupe. Du coup les jours fériés ressemblent à si méprendre à un dimanche honni. Pour que cela fasse moins mal on s'enveloppe avec la musique de Marc Morvan et Ben Jarry.

C'est quand même mille fois plus classe que Revolver non ?



My disco n’est pas encore dans la mienne

On baisse la tête de temps en temps pour sentir le vent des boulets, on se fait plat pour passer entre les goutes des pluies acides des aigreurs dans l'estomac. On s'amuse avec les réseaux sociaux avec inconséquence. On se submerge de travail pour ne pas éteindre le cerveau. On prend des décisions radicales à base de mur de Berlin sans la honte. On garde un bout de fierté et on fait vibrer des cordes en aimant décidément beaucoup la théorie. On prend son bâton de pèlerin de marque américaine et on a bien envie de remplir ses logiciels de matière sonore. On ne se retourne pas pour ne prendre le risque de se transformer en statue de sel. On fonce agrippé aux commandes en écoutant de la musique répétitive, industrielle et passionnante d'exigance et de second degrés.

My disco, australien et fondu sur un radiateur tape avec force et deviendra peut-être un groupe que citent les gens parlant de Battles les larmes dans les yeux.

fatigue

bordel 1. damok 0.

Time to die

Tiens il n'est pas mort encore. Il bouge encore. Des soubresauts. Un oeil qui cille.  Enveloppé dans sa couverture de survie peut-être ce blog n'a pas encore dit son dernier mot, peut-être.

L'aventure continue. Le quotidien contre la volonté. Les désirs contre la fatigue. L'espoir contre le vide. Il faut aller vite, foncer tête baissée dans de chouettes directions. Ne pas avoir peur, faire confiance, slalomer entre des poteaux et prendre des carres en donnant l'impression de facilité. La boussole tourne en tous sens et finalement a toujours raison. Jamais sûr de rien, sourir benoîtement jusqu'au prochain virage foiré et la gueule dans le fossé se dire qu'on le fera plus jamais et le refaire quand même. L'obstination idiote du vivant.

Brancher des guitares neuves dans des amplis vintage, s'émerveiller de la puissance sonore en rigolant fièrement des bouchons dans les oreilles. Compter les jours avant de sauter dans un camion et sur une mine bien rock'n'roll. Compter sur. Compter jusqu'à (souvent quatre). Etre plus fort. Jouer dans un groupe qui sent la sueur, la bière chaude et le tabac froid.

Taper du pied presque aussi fort sur un deuxième album que sur un premier. Les Dodos c'est méchamment un bon groupe.

Time to die. C'est plutôt cool comme nom d'album non ?



Juste ce que tu sais faire : Le minimum

Je ne suis pas le premier a en parler. J'aime bien prendre un peu de temps pour entrer dans un disque et s'il commence à m'obséder je fais une note.

Le dernier album de Gui Boratto me fait un peu cet effet. C'est clairement de la techno minimal et j'ai mis un certain temps avant d'apprécier ce genre de musique autrement que dans des soirées tardives ou des festivals électroniques et dantesques. Il est signé chez kompakt (un des plus prestigieux labels electro) et son album “Take My Breath Away” a un titre qui finalement me va comme un gant. Il faut se laisser porter comme avec un bon Sigur Ros par exemple.

Je vous laisse avec son généreux Myspace.

Et puis tiens, je rajoute les paroles de “No turning Back“, ça fera surement plaisir.

Take a chance in those wonderful words you just don’t understand
I can show you the way but I know that you’ll never be there
All the time, all the shine of your eyes I would never forget
All I know there’s no time, there’s no life, there is no turning back
There is no turning back
There is no turning back

Ça tombe bien c'est mon track préféré.

 

Back in black

Août et son cortège d'aventures, d'heures d'avion, de pétage de plomb, de retour au calme, de festivals, de rencontres ahurissantes, de rêves et de retour à la réalité.

Parfois tu vis dans un film français et tu préférerais un américain bien classique de chez Hollywood.

Tu te remets la tête ailleurs. Wait and see.

Woglinde, Wellgunde und Flosshilde

Oui bon ok. Je reviens. Juste la flemme de changer. Rien que de réfléchir à une requête google je suis déjà fatigué. On verra ça plus tard : “Procrastinators, leaders of tomorow”.

Le mois de juillet fût brumeux, passa sans me voir, me laissa tranquille. La faillite ne fait plus peur et finalement la température du carreau convient assez bien. Il y a plus confortable, plus vert ailleurs, plus de châteaux espagnols. On trimballe sa rage le sourire aux lèvres, on expie pour d'autres, on attend la suite. On imbibe pour passer le temps et se sentir ailleurs qu'au purgatoire. On purge repus d'objectivité et de partis pris. Sans attendre, ni se reposer il faut repartir, marcher, courir sauter, raconter de la merde et sentir le souffle chaud et acide de l'autre qui joue sa partie. Sortir la nuit pour ne rien reconnaître, agrippé au comptoir dévalant des pentes obscènes avec la classe d'un dandy ruiné. Le style sauve la dignité.

Au concert pour changer. Où je vais voir les copains mettre le feu dans une salle de spectacle et d'autres groupes être juste chiants voire insupportables et je ne donnerai les noms (je les ai tous) que sous la torture ou bien au bistro après trois pintes. Au festival pourquoi pas ? Où je m'évertue à perdre tous mes amis pour disparaître et retrouver de la compagnie charmante et délétère, trois sirènes qui s 'appliquèrent avec systématisme à entretenir les légendes homériques. Je profitais le lendemain d'une accalmie pour une dose d'humanité ne montrant malgré tout rien de moi même. Sortis seul du réjouissant chaos par la force d'un seul pouce et la grâce de la croyance populaire envers les bonnes actions. Sur un port ensuite. Devant une grande scène à fomenter des plans d'attaques pour survivre aux peuples américains la moue devant le portable n'entendant que très tard la sonnerie finalement décevante. J'ai mué pour ne pas y laisser ma peau, j'ai muté pour résister mais n'arriverai décemment jamais à me transformer en prédateur.

Encore 9 heures et ça ira tout de suite beaucoup mieux.

 



Dégouté.

Je viens de passer une heure à écrire un article et unblog me l'a bouffé. Pour moi c'est juste rédhibitoire. Quelqu'un connaît une meilleure plate-forme que je me casse vite fait d'ici ?

Allo Huston ?

Tiens c'est marrant, ça ne ralentit pas vraiment. La tête sur le hublot je m'éloigne d'une horloge à la vitesse de la lumière du coup elle ne tourne plus mais je vieillis tout de même. Je ne tiens pas les commandes, je me contente de co-piloter un peu le nez sur la carte à tenter de me souvenir de la route et à ne rien reconnaitre. Je fais de grand sourires à l'équipage en priant le grand tout de ne pas avoir foiré le calcul de la trajectoire, de ne pas traverser une super nova. Pour oublier on retourne le mess des officiers, on casse deux trois souvenirs, on frôle d'assez prêt la grossièté, on échaffaude de folles théories gravitationelles et le lendemain on se demande. Il faut retourner en salle des machines avec la clé anglaise. Le moteur doit tenir.

Soyons désinvoltes

Passager, ceinture bouclée, pleine balle. Tu regardes le paysage défiler, chaque journée t'apporte une nouvelle ahurissante alors tu est ahuri. Tu regardes des compteurs tourner et d'un coup ça va trop vite pour tes yeux. Tu débranches pas vraiment dupe du cirque ambiant. Tu essaies de te cacher en forêt, mais l'effet lampe torche t'attire nombre de piqûres désagréables. Tu t'enfuies à temps avec des complicités providentielles. Tu t'enfermes dans une salle de ciné pour regarder du Rock'n'Roll caricatural et sympathique à base de radio et de bateau en mer du Nord. Tu kiffes grave la collec' de vinyle et tu surprends une boule dans la gorge quand elle se met à flotter. C'est ton côté public Disney quand la maman de Bambi elle meurt. Tu te remets au boulot et tu vas à un rendez-vous où on t'explique que “la vie c'est pas du gâteau, que l'on f'ra pas de vieux os” mais si tu as besoin d'un coup de patte ça doit pouvoir le faire. Tu rentres, tu branches tout ce qu'il y a brancher et tu ne soignes pas vraiment ta propension à la tendinite.

Rock'nRoll !